é    l        c    t    r    o    l    y    s    e

                                                                             e



               Été lourd, chaleur écrasante, un léger bourdonnement sonne à ses oreilles. Une étrange fragrance d'humidité pointe son nez, prémisse d'un changement climatique qui va s'opérer. Le calme avant la tempête, un bruit résonne au loin. Une détonation foudroyante...foudr...ante...fou...te. Une masse épaisse s'approche et recouvre totalement le paysage d'un important cumulonimbus. Le soleil peine à percer, comme étouffé à mains nues, la lumière disparaît sans un bruit sous ce poids vagabond.
Grésillement.
Le ciel se charge d'électrons. La structure géométrique s'ébranle, ses extrémités s'affolent et s'affolent sans répit. Opéra. Combat des Dieux pour l'aveugle qui sait regarder. Une vapeur collante, brouillard des origines, s'applique délicatement sur la peau, maintenant devenue moite.
Crépitement.
Une bourrasque étriquée se crée autour d'un point névralgique.
                         Sifflement,
puis …......
….... flasH.
Une lueur blanche implose au milieu du noir. Empreintes rétiniennes faites de petites taches phosphorescentes. Silhouettes spectrales inoffensives. Quelques flocons de particules tombent et embrasent les graminées. Concert de volutes, fumées asphyxiantes, l'eau ne bronche pas face au récital, la symphonie d'oxydation des cations à l'anode. Immersion du corps dans l'eau jusqu'à effleurement de la bouche, goût de vase aux commissures et grain de sable croquant sous la dent. L'étang devient conducteur et avec lui, se diffuse l'essence chimique.
                         Synthèse érotique d'un
                         phénomène vivant.